Finissons-en ! Ce soir, Paris reçoit Istanbul dans le cadre de la 6ème et dernière journée de la phase de poules de la Ligue des champions, et il est temps pour le PSG, d’achever le travail. Une histoire qui avait mal commencé, mais qui connaît un tournant depuis la victoire des parisiens à Manchester mercredi dernier (1-3). Après une réussite sur ce même score samedi dernier contre Montpellier, les Parisiens doivent l’emporter. 




 

  • Les enjeux de la rencontre : la qualification.

Minimum : match nul !

La consigne est claire pour les Parisiens. S’ils veulent se qualifier pour les huitièmes de finale, la défaite n’est pas permise, car il faut remporter un point au minimum. Ou plutôt, la défaite est envisageable, si et seulement si, il y a match nul entre Manchester United et le RB Leipzig qui jouent au même moment. Et mieux vaut ne pas partir sur le terrain avec cette dangereuse idée en tête.

Voici en clair la configuration avec laquelle on se retrouve :

Footmercato.net

 

  1. Si le PSG gagne contre Istanbul, il est QUALIFIÉ dans tous les cas et finit 1er de la poule si Manchester United fait match nul contre Leipzig ou perd.
  2. Si le PSG fait match nul avec Istanbul, et que Manchester United gagne ou perd contre Leipzig, il est QUALIFIÉ aussi et termine 2ème du groupe H.
  3. Si le PSG fait match nul avec Istanbul, et que Manchester United et RB Leipzig font match nul, il est QUALIFIÉ et termine même 1er à la différence particulière.
  4. Si le PSG perd contre Istanbul, et que Manchester United gagne ou perd, le PSG est AUSSI QUALIFIÉ et termine 2ème ex aequo avec l’un des deux.
  5. Si le PSG perd contre Istanbul, et que Manchester United et Leipzig font match nul, le PSG est ÉLIMINÉ car il termine 3ème de la poule.

C’est clair non ?

Déjà victorieux à l’aller (2-0), les parisiens devraient donc être plutôt à l’aise sur la pelouse du Parc.
Ce n’est toutefois pas une rencontre à prendre à la légère, car les Turcs sont imprévisibles, preuve en est leur match la semaine dernière, perdu, mais qui a regorgé de rebondissements, contre le RB LeipzigThomas Tuchel veut recevoir Istanbul avec la même mentalité, et le même désir de victoire que les autres fois. Pas de relâchement.

 

Du côté des turcs…les calculs sont plus simples : il n’y a pas d’enjeu. Le Basaksehir est d’ores et déjà éliminé de la Ligue des Champions. L’objectif serait donc de partir avec fierté : gagner et éventuellement compter sur un nul du côté des anglais et des allemands, pour pouvoir se prévaloir d’avoir contribué à éliminer le vice-champion d’Europe à domicile.

 

  • L’état de forme des deux équipes

Le PSG affiche une santé affolante depuis la semaine dernière et sa victoire contre Manchester United. Les parisiens ont remporté leur deuxième rencontre de la semaine à Montpellier samedi, 1-3. Trois buts importants puisque le premier signé Colin Dagba lui a permis d’ouvrir son compteur, le deuxième du fabuleux Moise Kean lui a servi à épater la galerie, et à faire pleurer les supporters sur cette satanée absence d’option d’achat ; et enfin le troisième de Kylian Mbappé, à peine rentré sur le terrain, lui a permis de fêter (enfin) sa centième réussite au PSG, deux semaines avant son 22ème anniversaire.

Les hommes de Thomas Tuchel sont aujourd’hui premiers au classement de la Ligue 1, même si potentiellement Marseille peut leur passer devant en remportant leurs 2 matchs en retard. Il y a donc beaucoup de raisons de célébrer, de se libérer, et de reprendre confiance. Actuellement, une certaine sérénité semble avoir pris place au-dessus des têtes de nos Rouge et Bleu.

“Nous avons fait un grand match. Nous étions venus pour gagner, parce que nous devions gagner. Après la rencontre, il y avait une ambiance incroyable dans le vestiaire, nous avions besoin de cette victoire pour engranger de la confiance, et nous sommes très heureux d’avoir pu le faire » (Danilo Pereira à propos de Manchester-PSG, sur psg.fr).

L’équipe est soudée, l’entraîneur est ravi de voir son troupeau s’épanouir, et les critiques… s’évanouir. Depuis son très bon coaching à Old Trafford, Thomas Tuchel est beaucoup plus serein : il a confiance en sa stratégie, et la pression n’est plus si étouffante. La bonne nouvelle est également du côté des cadres : le technicien allemand a récupéré beaucoup de joueurs clés, et surtout, n’en a perdu aucun samedi ! Un exploit !

Rafinha – Paredes – Herrera

Julian Draxler, absent depuis 9 rencontres à cause d’un claquage lors d’un match contre Dijon, sera de retour dans le groupe, et à la disposition de Thomas Tuchel. Laissés au repos, Verratti, Neymar, Kimpembe, pourraient bien être en pleine forme ce soir. Kylian Mbappé, ou même Thilo Kehrer qui revient de blessure, n’ont pas trop de minutes de jeu dans les jambes.

Pablo Sarabia, Juan Bernat et Mauro Icardi, en revancheseront indisponibles.

Au-delà des bonnes prestations de groupe, quelques joueurs se sont vraiment révélés lors de cette dernière semaine : Rafinha, a illuminé la Mosson de son talent samedi soir.
L’homme du match a su se rendre indispensable ces dernières semaines : défensivement, offensivement, il fait le lien entre le milieu et l’attaque, et il touche un nombre impressionnant de ballons. Thomas Tuchel ne cesse d’encenser Rafinha depuis ce week-end : « c’est un plaisir d’être son entraîneur » a-t-il déclaré en conférence de presse hier.
À noter qu’il a également été l’auteur de la passe décisive sur le but de Moise Kean, samedi soir.

L’international italien, justement, prêté par Everton, a réussi son intégration : auteur de 7 buts en 12 apparitions, Kean est la révélation de cette saison, le renfort qu’il manquait à l’attaque parisienne. Il lui apporte également de la générosité…et de l’humilité.

« Je suis très heureux de pouvoir jouer au PSG. Je travaille dur pour donner 100 %, pour les supporters et pour mes coéquipiers. Je joue avec de grands joueurs, comme Neymar et Mbappé, et j’apprends beaucoup à leurs côtés. C’est une bonne chose de jouer dans un des plus grands clubs du monde. Je me concentre sur ce qu’il faut faire, à faire de bons matches pour faire gagner l’équipe. Pour mon futur, on verra plus tard. »

Les joueurs de l’IBB ont certes derniers du groupe, mais ils ont fait une bonne compétition européenne. Ils n’auraient jamais imaginé joué contre deux mastodontes tels le PSG ou Manchester United. Ils ont pourtant remporté une victoire inattendue face aux Mancuniens, le 4 novembre dernier (2-1). Un match qui restera sûrement longtemps dans la mémoire des joueurs d’Okan Buruk.

Le champion de Turquie montre de l’ingéniosité, de l’envie et de la persévérance à chacun de ses matches, et il est probable qu’il mette la même énergie dans la rencontre de ce soir, même si le résultat ne changera pas son classement, et n’évitera pas son élimination.

Malgré cette détermination, Istanbul n’est pas dans une très bonne passe : le club n’a pas gagné depuis 6 rencontres, toutes compétitions confondues. Les Stambouliotes ne sont donc pas très rassurés avant leur dernier match européen, et cette rencontre sur la pelouse du Parc des Princes est leur dernière occasion de briller.

  • Les compositions probables

Pourquoi changer une équipe qui gagne ? C’est la question que se posera vraisemblablement Thomas Tuchel à l’heure de dévoiler sa composition officielle. Victorieux 3-1 à Manchester United il y a une semaine, le 11 aligné ce soir-là pourrait être reconduit face aux Turcs. À deux ou trois exceptions près.

Si Marco Verratti et Danilo seront probablement alignés au milieu de terrain, un doute subsiste quant à la titularisation de Paredes. Rafinha pourrait l’être à sa place, mais la condition physique du Brésilien, qui vient de disputer 95 minutes face à Montpellier, pose question.

Léger doute aussi au poste d’arrière gauche. Si Diallo pourrait de nouveau être titularisé à ce poste, Tuchel envisage la possibilité d’aligner Bakker qui apporte davantage offensivement. La piste Kurzawa n’est pas, non plus, à exclure. L’idée d’un retour en 4-2-4 pourrait également mûrir dans l’esprit du coach allemand, mais ce dernier devrait plutôt favoriser la continuité après la belle victoire obtenue en Angleterre, dans un schéma plus équilibré en 4-3-3.

Istanbul Basaksehir n’a rien à perdre puisqu’elle n’a rien à gagner…

Il est donc difficile de prévoir ce que le coach pourra mettre en place : soit il fait tourner une équipe B, vu que l’enjeu est nul, et il laisse reposer ses joueurs en vue de la reprise du championnat turc. Ou alors il joue le jeu, et déroule un onze habituel avec des joueurs qui puissent conquérir la pelouse du Parc et quitter la compétition comme des princes.

Les Stambouliotes devront, de toute façon, faire sans leur défenseur central Martin Skrtel qui est suspendu. Devant Günok, on devrait donc retrouver un 4-3-3 avec le brésilien Rafael, associé à Ponck en défense centrale, et à Epureanu, l’international moldave. A gauche Bolingoli est attendu en défense. Au milieu, il faudra compter avec le dangereux Kahveci qui a inscrit un beau triplé face au RB Leipzig. Il sera probablement accompagné d’Ozcan et de Tekdemir. Les trois attaquants alignés seront sûrement Crivelli, Chadli et le fameux Visca. Ce dernier a parcouru 1264 mètres balle au pied au total en Ligue des Champions cette saison… seul le défenseur central du Bayern MunichDavid Alaba a fait mieux (1465 mètres).

  • L’arbitrage

C’est le roumain Ovidiu Hategan qui a été désigné par l’UEFA pour arbitrer PSG-Istanbul Basaksehir. On le voit souvent lors de ces phases de poules à l’échelle européenne. Il a déjà oeuvré avec le PSG à deux reprises en Ligue des champions : des rencontres qui se sont soldées par deux victoires pour le PSG. La première remonte à quelques années : un duel qui opposait Paris à l’APOEL Nicosie le 21 octobre 2014 (0-1). Monsieur Hategan a ensuite arbitré le PSG sur la pelouse du FC Bâle (1-2), le 1er novembre 2016.

Du côté des Turcs, on n’en garde pas un très bon souvenir : l’homme en noir âgé de 40 ans, les a dirigés contre Manchester United le 24 novembre dernier… une rencontre qui s’était soldée par une victoire des Mancuniens, 4 buts à 1.

Monsieur Hategan n’accorde pas beaucoup de penaltys, en revanche les statistiques prouvent que lorsqu’il le fait, il en donne plus aux équipes à l’extérieur qu’à domicile… Il ne met pas non plus beaucoup de cartons. L’arbitre international sera assisté par ses compatriotes Octavian Sovre et Sebastian Gheorghe. Sebastian Coltescu sera le quatrième arbitre. L’Italien Marco Di Bello officiera en tant qu’arbitre assistant vidéo, assisté par son compatriote Maurizio Mariani.

Coup d’envoi à 21h sur RMC Sport 1 !

 

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