Décidément, les turques du Basaksehir ne garderont pas un très bon souvenir de leur passage dans la capitale française. Puisque le football a repris ses droits ce soir, Neymar a décidé de planter un triplé, presque imité par son pote Kylian qui en a profité pour mettre fin à une disette d’un an en Ligue des Champions. Paris termine premier de son groupe et livre une prestation collective aboutie dans un système en 3-5-2 qui semble plaire à Thomas Tuchel et qu’on devrait avoir l’occasion de revoir en 2021. D’ici là, voici les notes des parisiens du soir : 




Navas (7) : Pourtant imperturbable, la muraille costaricienne n’a eu d’autre choix que de céder à l’heure de jeu face à un missile turque dévié à bout portant. En géopolitique, ça aurait sans doute été la cause d’une troisième guerre mondiale, avec Keylor, tranquille, c’est juste le moyen de ne pas décourager l’équipe adverse. Gentleman.

Marquinhos (7) : Premier capitaine d’une longue série ce soir, Marqui a tenu la baraque derrière et a fait de la surface de réparation son terrain de jeu ne laissant passer aucune offensive turque. Sorti sur blessure, le soldat avait déjà terminé le boulot avant de laissé sa place à Kherer. Grand seigneur.

Danilo (6) : Au coeur du chantier, le portugais à mis du coeur à l’ouvrage colmatant les brèches au milieu de terrain. Plus le temps passe, plus ça a de la gueule. Merci pour les travaux.

Kimpembe (6) : Détente, il avait déjà pris ses responsabilités hier soir et n’avait donc plus grand chose à faire à part récupérer le brassard de son pote Marqui. Résultat, un match beaucoup plus tranquille et tant mieux pour tout le monde. Remplacé par Diallo venu faire des foulées.

Florenzi (6) : La mobylette italienne a été un peu longue au démarrage et n’a pas été très à l’aise sur la route presque gelée du Parc des Princes. Vite la trêve histoire de recharger les batteries.

Bakker (5) : Il était à ça de marquer son premier but avec le PSG mais la technologie en a décidé autrement. Cocasse pour un cyborg, qui n’a d’ailleurs toujours pas ajouté la fonction « centre » à son logiciel.

Verratti (6) : Pourtant laissé au repos par son coach le weekend dernier, Marco ne s’est pas foulé ce soir. Paris rapidement à l’abris, le chouchou du Parc et de ses propriétaires a sans doute préféré s’économiser. Facile, presque trop parfois, il a laissé sa place à Gueye qui lui l’est beaucoup moins.

Paredes (6) : Contre toute attente, il n’a pas pris de carton jaune dans un match où tout était réuni pour qu’il y ait droit. Utile dans le combat physique, Leandro a fait ce qu’il savait faire et a même su rester de marbre quand son pote Ney était bousculé. Zen.

Rafinha (7) : Brillant à chaque sorti avec le PSG depuis plusieurs semaines, Rafinha a encore mis tout le monde d’accord en seulement 32 minutes ce soir. Quoi de mieux que la Ville Lumière pour sortir de l’ombre ? Remplacé par Di Maria, venu distribué un peu de caviar avant les fêtes.

MBappé (7) : Enfin buteur en Ligue des Champions, Kyky aura été bien aidé par la VAR et par son ange gardien Di Maria. Un doublé servi sur un plateau pour encore quelques approximations et une plutôt faible influence dans le jeu. Pas facile de jouer à côté de Neymar ..

Neymar (10 puis 6) : Un sens de l’hospitalité qui lui aurait sans doute valu la pire note de l’histoire d’Un Diner Presque Parfait. D’abord monstrueux pendant presque une heure, Ney a fait vivre un calvaire à ses hôtes turques du soir. Un triplé déconcertant de tranquillité à la limité de l’humiliation, et des différences sur presque chaque ballon touché avant de sombrer dans la facilité et la suffisance. Quoi qu’il en soit, 79 buts en 96 matchs, tant pis pour l’accueil des convives.

La réaction des joueurs mardi soir face au racisme (10) : Une prestation collective à faire pâlir le Barça de Guardiola. Mieux qu’une Manita, une leçon d’histoire.