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Chaque semaine, @jerem_lhl donne son avis sur le match des Parisiens. L’occasion de faire le point sur les prestations et attitudes individuelles de nos joueurs. Entre passion dévorante, coups de sang, amour démesuré du club et mauvaise foi crasse.

Donnarumma 5 : rien, mais alors rien à faire. Trouve quand même le moyen de placer sa spéciale, relance en touche.

Hakimi 9 : il faisait un bon début de saison. Il confirme en lâchant un missile dans la louffe de Pau Lopez à la 8e minute, sur un coup franc que Kyky a eu la bonne idée de ne pas vouloir tirer. De tous les bons coups en première mi-temps, il allume un nouveau pétard, sur le poteau de Pau cette fois, mais Randal a bien suivi (37e). Son duo avec son nouveau pote Dembouz a martyrisé les Marseillais. Remplacé par Mukiele (83e), qui va galérer pour gratter du temps de jeu à cet Achraf là.

Marquinhos 6 : rescapé de la grande lessive estivale, le marquis retrouve enfin des couleurs dans ce PSG new look. Grâce à un bloc équipe retrouvé, probablement. Grâce à une confiance qui revient, surement. Intervention décisive comme on les aime à la 12e devant Vitinha, annonciatrice d’un match solide.

Skriniar 6 : Le char d’assaut impose le défi physique en défense, couvert dans la profondeur par Marquinhos à droite, Hernandez à gauche. Schéma efficace ce soir.

Hernandez 6 : Couvre Skriniar, relance, percute, harcèle. Vilain comme on aime. Sans blessure, Lucas sera insortable du 11. Skriniar peut s’inquiéter du retour de Nuno. Remplacé par Danilo (69e).

Ugarte 8 : ce timing d’accélération quand il enclenche le pressing, c’est létal, c’est frisson. Mais attention à ne pas réduire Manu à sa capacité à mordre les mollets adverses et à récupérer des ballons dans les pieds. Ce serait négliger sa qualité de passe et sa très bonne vision du jeu. Blaisou qui aurait avalé du Motta. Joueur complet, agressif, intelligent, courageux, tenace, déjà incontournable dans le milieu Parisien. Très, très, très gros coup de coeur pour ce joueur qu’on attendait depuis très, très très longtemps.

Zaïre-Emery 7 : Apparemment, lui non plus il ne faut pas lui parler d’âge. Au moment de réorganiser l’équipe pour faire de la place à Barcola, c’est Vitinha qui sort, pas lui. Facilité technique, physique de briscart, sens du jeu, le môme s’impose chaque match un peu plus dans le coeur du jeu Parisien.

Barcola 6 : La surprise du chef. Pour qui n’avait pas eu le courage de regarder Lyon l’année dernière, il a directement étalé son insolence technique sur le front des Marseillais. Diamant pas poli. Potentiel de maboul, efficacité à venir ? Discipliné défensivement, il oublie Clauss qui plonge dans son dos à la 22e pour servir le maladroit Vitinha. Remplacé par Soler (83e), qui laisse Paris à 10 comme à son habitude.

Mbappé (Non noté) : En délicatesse avec sa cheville gauche, Kylian préfère se strapper que manquer un classique. Mais après 30 minutes fantomatiques, il doit se rendre à l’évidence. Remplacé par Ramos 7 (31e), très investi au pressing, plus discret dans la construction des phases offensives. Mais qu’est-ce qu’on demande à Gonzalo ? De planter. Alors il plante (47e, 88e), pour valider la fessée.

Dembele 7 : Son duo avec Hakimi a fait très mal à la tête des Marseillais. Mais toujours cette imprécision en première mi-temps : centres, frappes, corner, Dembouz en met partout, mais pas là où il faut. Règle enfin la mire en début de deuxième mi temps, et voilàààà, Ramos peut envoyer son grand crâne dans la cage (47e). Ous’ monte en puissance, et ça promet, pourvu que le physique tienne. Remplacé par Fabian Ruiz (69e), qui a paru bien fadasse.

Kolo Muani 7 : La grosse dalle Kolo Muani. Mais on aimerait qu’il lève un peu plus la tête de son assiette. Après un poteau de l’omniprésent Achraf, catapulte la balle dans la cage à bout portant pour son premier but en rouge et bleu (37e, 2-0). D’avantage de présence en deuxième mi temps, mais toujours un peu fouilli en pointe. Plus à son aise après le repositionnement sur l’aile droite, envoie une passe dèce toute propre pour le 4-0.

Luis Enrique 8 : puisque Lucho a pléthore d’attaquants et pas tant de milieux de grand talent, il envoie un 4-2-4 dans la tronche des Marseillais. Choix gagnant. L’équipe monte en puissance, avec envie et discipline, et semble encore assez loin de son plein potentiel, c’est dire. Quel plaisir de voir ce Paris Saint Germain là, putain. Paris n’a plus les 7 ballons d’or de Messi ni la Vista du Ney, mais Paris a retrouvé un coeur, et un coeur gros comme ça.